Publié le 2 février 2026
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Mis à jour le 4 février 2026
le 27 mai 2026
Mercredi 27 mai 2026, de 10h à 17h
Journée d'étude "Philosophie politique arabo-islamique"
Le séminaire du 27 mai s'inscrit dans la continuité du numéro 269/270 de la revue Maghreb-Machrek, qui sera publié en janvier 2027 sous la direction de Stéphane Valter, Nejmeddine Khalfallah et Philippe Adair.
► Appel à communications
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Argumentaire
La philosophie politique constitue un champ disciplinaire aussi ancien que la philosophie elle-même. Elle a pour objet l’interrogation des fondements épistémologiques et axiologiques du fait politique, des rapports entre gouvernants et gouvernés, ainsi que des relations entre le pouvoir et la cité. Toutefois, lorsque cette discipline se voit qualifiée d’islamique, son champ d’investigation se trouve profondément reconfiguré. Son objet s’élargit alors de facto à l’analyse des rapports entre la religion musulmane et la sphère politique, tant sur le plan de la pensée que de la pratique historique.
La philosophie politique islamique interroge ainsi l’impact des sources scripturaires – le Coran et la sunna – sur la conception du pouvoir, sur ses modalités d’exercice, ainsi que sur les représentations de sa légitimité, de ses fonctions et de son rôle dans l’organisation des rapports entre la umma, conçue comme une communauté symbolique de croyants, et l’autorité politique dont la légitimité est théoriquement conditionnée par la préservation de l’islam et l’application de ses préceptes.
Cette vision idéalisée, générale et souvent imprécise a toutefois été nuancée par une expérience historique singulière : celle du califat dit « bien guidé ». L’issue tragique du règne de ses trois derniers représentants, tous assassinés à l’issue de mandats marqués par de profondes tensions politiques, révèle les limites de cette idéalisation fondatrice.
Malgré la relative indigence des matériaux de référence – quelques versets coraniques à portée générale, l’exercice prophétique du pouvoir mêlé aux valeurs tribales, ainsi que l’expérience historique contingente des premiers califes –, cet héritage a pourtant servi de socle normatif à une vaste littérature à prétention théorique. Celle-ci s’est principalement déployée selon deux axes.
D’une part, la théologie dogmatique (ʿilm al-kalām) s’est rapidement emparée de la question de l’imāma (commandement, autorité politique) afin d’en discuter la nécessité rationnelle, les fondements de la légitimité du pouvoir, ses modalités d’exercice ainsi que les fonctions qui lui sont imparties, souvent en dehors d’une stricte dépendance aux prescriptions religieuses. Des questions connexes, telles que le libre arbitre, l’obéissance, la légitimité de la rébellion, la nature temporelle ou spirituelle du pouvoir, l’organisation politique de l’État ou encore le principe de concertation (shūrā) ont également été largement débattues.
D’autre part s’est développée une littérature dite « sultanienne », ensemble hétérogène de traités juridico-politiques visant à expliciter les fonctions du pouvoir, l’organisation de la judicature ainsi que les modalités de la gouvernance en temps de paix et de guerre. En s’appuyant sur les indications coraniques et sur la geste du Prophète interprétée comme un exercice politique du pouvoir, cette littérature a adopté un style normatif et législatif pour définir les fonctions du calife, de ses auxiliaires – ministres, princes, chefs militaires – et les prérogatives de chacun, dans le but de préserver l’unité, largement idéalisée, de la umma et d’assurer l’observance de la sharīʿa, conçue comme fondement implicite de toute action politique et sociale.
Toutefois, ce double traitement, théologique et jurisprudentiel, a laissé subsister de profondes zones d’indétermination dans lesquelles s’est engouffrée la philosophie spéculative. Celle-ci fut portée tantôt par les héritiers d’Aristote et de Platon, tantôt par leurs critiques. Des penseurs tels qu’al-Fārābī, Avicenne, Averroès, al-Ghazālī ou encore Ibn Taymiyya se sont engagés dans des débats relatifs à la nature du pouvoir, aux critères de la cité vertueuse et aux finalités de l’État, souvent en relative autonomie à l’égard des prescriptions religieuses. Dans ces élaborations, la raison (ʿaql) se voit confier un rôle central dans la détermination des fondements de l’État, de ses fonctions et de ses finalités, orientées vers la réalisation du bien-être dans ce monde et, parfois, vers le salut dans l’au-delà.
Sous l’influence des héritages aristotélicien et platonicien, les philosophes musulmans ont ainsi entrepris une relecture rationalisante des données scripturaires dans le but de penser la sphère politique en dehors d’un strict déterminisme métaphysique. Néanmoins, avec le déclin de l’exercice spéculatif, la philosophie arabo-islamique s’est progressivement figée, entre le XIVᵉ et le XIXᵉ siècle, dans une scolastique répétitive. L’affaiblissement de l’Empire ottoman, la chute d’al-Andalus, la reconfiguration des pouvoirs chiites, les guerres avec les Croisés, ainsi que d’autres facteurs historiques, ont contribué à fragiliser les entités politiques existantes et, simultanément, les conceptions théoriques héritées de l’âge d’or de la pensée islamique.
Cette situation perdure jusqu’au choc de la modernité et la découverte de l’État moderne, incarné par les puissances européennes porteuses de projets coloniaux. Avec cette pénétration politique et militaire, le monde arabe est confronté à la pensée politique moderne, fondée sur la sécularisation, la démocratie et l’égalité comme principes structurants. Se posent alors, de manière aiguë, les questions de la laïcité, de la séparation des pouvoirs et de la redéfinition du rôle et des fonctions de l’État en dehors de toute emprise religieuse.
Le présent numéro de Maghreb Machrek (en deux volumes) se propose ainsi de revenir sur les angles morts de la philosophie politique arabo-islamique afin d’en interroger les thématiques, les contenus, les influences, les sources, mais également les limites et les lacunes. L’objectif est de dresser un tableau aussi fidèle que possible des théories du pouvoir et de l’État ainsi que des liens – réels ou idéalisés – qu’elles ont entretenus avec les sociétés en vue de la réalisation de finalités perçues comme un idéal politique suprême.
Les contributions attendues sont invitées à aborder des aspects distincts mais complémentaires de ce champ encore peu exploré, celui de la réflexion philosophique sur le politique. Philosophique en ce sens qu’elle mobilise un outillage rationnel et critique, interrogeant les évidences, déconstruisant les certitudes, et refusant toute complaisance à l’égard des pouvoirs établis. Elle met en question leurs fondements, leurs fonctions, leurs pratiques et leurs limites en analysant le fait politique indépendamment de tout prisme métaphysique.
La dimension philosophique réside ainsi dans l’adoption de positions critiques, parfois subversives, qui affrontent la réalité historique pour en théoriser les dynamiques, les contradictions et les insuffisances à travers un discours rationnel et autonome. Les travaux pourront porter aussi bien sur les périodes classique que moderne et aborder des notions, principes et concepts relevant de la philosophie politique, dans une perspective déconstructive, éclairée par les approches critiques contemporaines.
Il s’agira également de mettre en lumière les contradictions, les impasses, les lacunes et les tensions internes de cette pensée avant d’en dégager les spécificités et d’interroger la légitimité même de l’expression « philosophie politique islamique ». Une attention particulière sera accordée aux discours et aux concepts ayant tantôt œuvré à l’émancipation du politique vis-à-vis du religieux et de la tyrannie, tantôt cherché à répondre aux modèles occidentaux, parfois importés de manière mimétique, sans ancrage réel dans les contextes sociopolitiques locaux.
Enfin, il conviendra de souligner combien l’interdépendance persistante avec les textes sacrés, l’emprise des modèles califaux, la récurrence de la tyrannie dans les expériences historiques, l’absence d’un État central du fait des structures tribales et claniques, ainsi que le déficit d’une pensée politique véritablement séculière, ont profondément marqué cette tradition intellectuelle en orientant durablement ses problématiques et ses horizons théoriques.
La philosophie politique islamique interroge ainsi l’impact des sources scripturaires – le Coran et la sunna – sur la conception du pouvoir, sur ses modalités d’exercice, ainsi que sur les représentations de sa légitimité, de ses fonctions et de son rôle dans l’organisation des rapports entre la umma, conçue comme une communauté symbolique de croyants, et l’autorité politique dont la légitimité est théoriquement conditionnée par la préservation de l’islam et l’application de ses préceptes.
Cette vision idéalisée, générale et souvent imprécise a toutefois été nuancée par une expérience historique singulière : celle du califat dit « bien guidé ». L’issue tragique du règne de ses trois derniers représentants, tous assassinés à l’issue de mandats marqués par de profondes tensions politiques, révèle les limites de cette idéalisation fondatrice.
Malgré la relative indigence des matériaux de référence – quelques versets coraniques à portée générale, l’exercice prophétique du pouvoir mêlé aux valeurs tribales, ainsi que l’expérience historique contingente des premiers califes –, cet héritage a pourtant servi de socle normatif à une vaste littérature à prétention théorique. Celle-ci s’est principalement déployée selon deux axes.
D’une part, la théologie dogmatique (ʿilm al-kalām) s’est rapidement emparée de la question de l’imāma (commandement, autorité politique) afin d’en discuter la nécessité rationnelle, les fondements de la légitimité du pouvoir, ses modalités d’exercice ainsi que les fonctions qui lui sont imparties, souvent en dehors d’une stricte dépendance aux prescriptions religieuses. Des questions connexes, telles que le libre arbitre, l’obéissance, la légitimité de la rébellion, la nature temporelle ou spirituelle du pouvoir, l’organisation politique de l’État ou encore le principe de concertation (shūrā) ont également été largement débattues.
D’autre part s’est développée une littérature dite « sultanienne », ensemble hétérogène de traités juridico-politiques visant à expliciter les fonctions du pouvoir, l’organisation de la judicature ainsi que les modalités de la gouvernance en temps de paix et de guerre. En s’appuyant sur les indications coraniques et sur la geste du Prophète interprétée comme un exercice politique du pouvoir, cette littérature a adopté un style normatif et législatif pour définir les fonctions du calife, de ses auxiliaires – ministres, princes, chefs militaires – et les prérogatives de chacun, dans le but de préserver l’unité, largement idéalisée, de la umma et d’assurer l’observance de la sharīʿa, conçue comme fondement implicite de toute action politique et sociale.
Toutefois, ce double traitement, théologique et jurisprudentiel, a laissé subsister de profondes zones d’indétermination dans lesquelles s’est engouffrée la philosophie spéculative. Celle-ci fut portée tantôt par les héritiers d’Aristote et de Platon, tantôt par leurs critiques. Des penseurs tels qu’al-Fārābī, Avicenne, Averroès, al-Ghazālī ou encore Ibn Taymiyya se sont engagés dans des débats relatifs à la nature du pouvoir, aux critères de la cité vertueuse et aux finalités de l’État, souvent en relative autonomie à l’égard des prescriptions religieuses. Dans ces élaborations, la raison (ʿaql) se voit confier un rôle central dans la détermination des fondements de l’État, de ses fonctions et de ses finalités, orientées vers la réalisation du bien-être dans ce monde et, parfois, vers le salut dans l’au-delà.
Sous l’influence des héritages aristotélicien et platonicien, les philosophes musulmans ont ainsi entrepris une relecture rationalisante des données scripturaires dans le but de penser la sphère politique en dehors d’un strict déterminisme métaphysique. Néanmoins, avec le déclin de l’exercice spéculatif, la philosophie arabo-islamique s’est progressivement figée, entre le XIVᵉ et le XIXᵉ siècle, dans une scolastique répétitive. L’affaiblissement de l’Empire ottoman, la chute d’al-Andalus, la reconfiguration des pouvoirs chiites, les guerres avec les Croisés, ainsi que d’autres facteurs historiques, ont contribué à fragiliser les entités politiques existantes et, simultanément, les conceptions théoriques héritées de l’âge d’or de la pensée islamique.
Cette situation perdure jusqu’au choc de la modernité et la découverte de l’État moderne, incarné par les puissances européennes porteuses de projets coloniaux. Avec cette pénétration politique et militaire, le monde arabe est confronté à la pensée politique moderne, fondée sur la sécularisation, la démocratie et l’égalité comme principes structurants. Se posent alors, de manière aiguë, les questions de la laïcité, de la séparation des pouvoirs et de la redéfinition du rôle et des fonctions de l’État en dehors de toute emprise religieuse.
Le présent numéro de Maghreb Machrek (en deux volumes) se propose ainsi de revenir sur les angles morts de la philosophie politique arabo-islamique afin d’en interroger les thématiques, les contenus, les influences, les sources, mais également les limites et les lacunes. L’objectif est de dresser un tableau aussi fidèle que possible des théories du pouvoir et de l’État ainsi que des liens – réels ou idéalisés – qu’elles ont entretenus avec les sociétés en vue de la réalisation de finalités perçues comme un idéal politique suprême.
Les contributions attendues sont invitées à aborder des aspects distincts mais complémentaires de ce champ encore peu exploré, celui de la réflexion philosophique sur le politique. Philosophique en ce sens qu’elle mobilise un outillage rationnel et critique, interrogeant les évidences, déconstruisant les certitudes, et refusant toute complaisance à l’égard des pouvoirs établis. Elle met en question leurs fondements, leurs fonctions, leurs pratiques et leurs limites en analysant le fait politique indépendamment de tout prisme métaphysique.
La dimension philosophique réside ainsi dans l’adoption de positions critiques, parfois subversives, qui affrontent la réalité historique pour en théoriser les dynamiques, les contradictions et les insuffisances à travers un discours rationnel et autonome. Les travaux pourront porter aussi bien sur les périodes classique que moderne et aborder des notions, principes et concepts relevant de la philosophie politique, dans une perspective déconstructive, éclairée par les approches critiques contemporaines.
Il s’agira également de mettre en lumière les contradictions, les impasses, les lacunes et les tensions internes de cette pensée avant d’en dégager les spécificités et d’interroger la légitimité même de l’expression « philosophie politique islamique ». Une attention particulière sera accordée aux discours et aux concepts ayant tantôt œuvré à l’émancipation du politique vis-à-vis du religieux et de la tyrannie, tantôt cherché à répondre aux modèles occidentaux, parfois importés de manière mimétique, sans ancrage réel dans les contextes sociopolitiques locaux.
Enfin, il conviendra de souligner combien l’interdépendance persistante avec les textes sacrés, l’emprise des modèles califaux, la récurrence de la tyrannie dans les expériences historiques, l’absence d’un État central du fait des structures tribales et claniques, ainsi que le déficit d’une pensée politique véritablement séculière, ont profondément marqué cette tradition intellectuelle en orientant durablement ses problématiques et ses horizons théoriques.
Références
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Meddeb, A. (2002). La maladie de l’islam. Paris, Seuil.
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Calendrier
Ce double numéro comprendra quelque 10 articles sélectionnés selon la procédure d’évaluation scientifique du « double aveugle ».
Merci d’adresser les propositions à : s.valter@univ-lyon2.fr ; nejmeddine.khalfallah@univ-lyon3.fr ; adair@u-pec.fr ; et agpaedit@eska.fr.
Merci d’adresser les propositions à : s.valter@univ-lyon2.fr ; nejmeddine.khalfallah@univ-lyon3.fr ; adair@u-pec.fr ; et agpaedit@eska.fr.
- Réception du résumé (200 mots + mots-clés + 10 références) : 15 mars 2026.
- Notification aux auteurs : 25 mars 2026.
- Réception de l’article complet (conforme aux consignes ; cf. annexe) : 26 avril 2026.
- Notification aux auteurs : 8 mai 2026.
- Séminaire / wébinaire à Lyon 2 (présentiel et virtuel) sur les articles concernant la philosophie politique arabo-islamique : 27 mai 2026.
- Réception de la version finale des articles : 20 juillet 2026.
- Corrections et formatage (versions française et anglaise) : 21 septembre 2026.
- Publication du numéro : 12-19-janvier 2027.
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